4.02 – La course






Le seul cavalier assermenté
que j’autorisais à seller mes chevaux
était le vent dressé à caresser le poil
dans le sens de la robe de mes canailles :
  
  mes chevaux sauvagement lancés
  aux trousses des figurants joyeux fêtards :
    
    les feux froussards de brousse et de broussailles
    qui embrasaient de brouillards de fumées
    les plaines lancées sur mes prairies
    
et c’était de la course
le départ élancé

prêts ou pas prêts
le top était donné
la horde s’élançait

tantôt le vent, tantôt la horde
menait sa course vers la victoire

rien n’était tout à fait sûr pour mes chevaux
car le vent a des ressources cachées dans sa fraîcheur
qui font parfois à l’arrivée de courtes différences


(À suivre)