Le seul cavalier assermenté
que j’autorisais à seller mes chevaux
était le vent dressé à caresser le poil
dans le sens de la robe de mes canailles :
mes chevaux sauvagement lancés
aux trousses des figurants joyeux fêtards :
les feux froussards de brousse et de broussailles
qui embrasaient de brouillards de fumées
les plaines lancées sur mes prairies
et c’était de la course
le départ élancé
prêts ou pas prêts
le top était donné
la horde s’élançait
tantôt le vent, tantôt la horde
menait sa course vers la victoire
rien n’était tout à fait sûr pour mes chevaux
car le vent a des ressources cachées dans sa fraîcheur
qui font parfois à l’arrivée de courtes différences
(À suivre)